REN-LAC REN-LAC
search
Les rackets déguisés en cadeau doivent cesser dans nos hôpitaux
Gaoua

13 - 09 - 2019, 15:43

Le 11 août 2019, une malade a été évacuée de Kpéré au service de maternité du CHR de Gaoua. Le lendemain 12 août, celle-ci est transférée au CHUSS de Bobo-Dioulasso. Une fois sur place, et après installation, l’infirmière, responsable de l’évacuation, actuellement en poste au CHR de Gaoua, madame Ouattara Sou Lydie, a appellé l’accompagnant de la malade, monsieur Sawadogo Daouda, pour lui réclamer 25 000 F CFA. Quand M. Sawadogo a voulu comprendre les raisons, l'infirmière lui aurait fait savoir qu'il n'y a aucune explication et qu’il doit simplement payer la somme de 25 000 F CFA. Sans insister davantage, M. Sawadogo s'exécute mais ne manque pas l'occasion d'appeler une de ses connaissances pour lui en faire part. Par le fait du hasard, cette connaissance se trouvait en compagnie d'un membre du Cadre de Suivi citoyen des Prestations de services (CSC-PS), section Éducation de la ville de Gaoua. Ayant été mis au courant de l'affaire, celui-ci a immédiatement saisi le Comité régional anti-corruption (CRAC) des Hauts-Bassins qui, à son tour, a reversé le dossier au CRAC du Sud-Ouest dans la mesure où l’infirmière incriminée est en service à Gaoua.
Dès le 13 août, le CRAC-SO a mis à contribution la sous-section SYNTSHA pour obtenir le nom de l’agent mis en cause.
Le 16 août, le CRAC-SO a demandé et obtenu une audience avec le DG du CHR. A cette rencontre, étaient présents le DG et son DRH, le CRAC-SO, le SG de la sous-section SYNTSHA et le Président du CSC-PS/Santé de GAOUA. Séance tenante, le CRAC-SO a demandé au DG de vérifier les faits. Et si l’agent de santé reconnait les faits, elle devrait rembourser immédiatement les 25 000 F CFA. Qui plus est, une sanction administrative devrait être prise à son encontre. Au cas où elle nierait les faits, une confrontation serait prévue.
Après vérification et confirmation, la direction du CHR a fait un retour au CRAC-SO. Selon les dires du DG, l'infirmière a fait savoir qu'elle n'aurait pas directement réclamé cette somme et que c'est M. Sawadogo qui lui aurait remis l'argent de son plein pour lui remercier. Au niveau du CRAC, nous pensons plutôt que cette réponse est, pour elle, une manière de justifier son forfait. Qu'à cela ne tienne, le 19 août, en présence du DRH qui est aussi un membre du CSC-PS/Santé de Gaoua, du président du CSC-PS/Santé et du SYNTSHA, l’infirmière a remis les 25 000 F à M. Ouédraogo, membre du CSC-PS/Education pour qu'il les remette à la victime M. Sawadogo. Ce dernier a, plus tard, appelé le CRAC-SO pour confirmer qu’il a reçu l’argent. Madame Ouattara a quant à elle reçu une lettre d’explication pour son forfait.
Nous ne cesserons de le répéter, un agent de santé n'est pas une caisse. Il faut donc éviter de s'enrichir sur le dos des pauvres malades ou de leurs accompagnants.
visibility 95 lus
forum 1 contribution
Souhaitez-vous contribuer ?

* Les insultes et les mots déplacés ne sont pas autorisés !
Votre commentaire peut etre supprimé pour non conformité.


account_circle
place
forum
Contributions reçues (1)

account_circle TINTO Bobo-Dioulasso

Bonjour, juste pour saluer cet effort je trouve que c'est un début pour que le citoyen lambda soit traité correctement dans nos différents services.

10 - 10 - 2019, 11:03